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The monkey displaying the magic lantern A
Jean-Pierre
Claris de Florian fable |
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Le
singe qui montre la lanterne magique
Messieurs les beaux esprits dont la prose et les vers Sont d'un style pompeux et toujours admirable, Mais que l'on n'entend point, écoutez cette fable, Et tâchez de devenir clairs. Un homme qui montrait la lanterne magique Avait un singe dont les tours Attiraient chez lui grand concours: Jacqueau, c'était son nom, sur la corde élastique Dansait et voltigeait au mieux, Puis faisait le saut périlleux, Et puis sur un cordon, sans que rien le soutienne, Le corps droit, fixe, d'à-plomb, Notre Jacqueau fait tout du long L'exercice à la prussienne. Un jour qu'au cabaret son maître était resté (C'était, je pense, un jour de fête), Notre singe en liberté Veut faire un coup de sa tête. Il s'en va rassembler les divers animaux Qu'il peut rencontrer dans la ville ; Chiens, chats, poulets, dindons, pourceaux, Arrivent bientôt à la file Entrez, entrez, messieurs, criait notre Jacqueau; C'est ici, c'est ici qu'un spectacle nouveau Vous charmera gratis : oui, messieurs, à la porte On ne prend point d'argent, je fais tout pour l'honneur. À ces mots, chaque spectateur Va se placer, et l'on apporte La lanterne magique ; on ferme les volets, Et, par un discours fait exprès, Jacqueau prépare l'auditoire. Ce morceau vraiment oratoire Fit bâiller, mais on applaudit. Content de son succès, notre singe saisit Un verre peint qu'il met dans sa lanterne. Il sait comment on le gouverne, Et crie en le poussant : est-il rien de pareil? Messieurs, vous voyez le soleil, Ses rayons et toute sa gloire. Voici présentement la lune ; et puis l'histoire D'Adam, d'Ève et des animaux... Voyez, messieurs, comme ils sont beaux! Voyez la naissance du monde ; Voyez... les spectateurs, dans une nuit profonde, Écarquillaient leurs yeux et ne pouvaient rien voir; L'appartement, le mur, tout était noir. Ma foi, disait un chat, de toutes les merveilles Dont il étourdit nos oreilles, Le fait est que je ne vois rien. Ni moi non plus, disait un chien. Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose; Mais je ne sais pour quelle cause Je ne distingue pas très bien. Pendant tous ces discours, le Cicéron moderne Parlait éloquemment et ne se lassait point. Il n'avait oublié qu'un point, C'était d'éclairer sa lanterne. |
One of a large set of possibly fifty French matchbox labels, each label giving the title and an illustration for a fable of either Jean de La Fontaine or Florian. The trade mark of the matches is SEITA (about 1955).
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Rare French silver thimble circa 1850 depicting 'Le Singe'.'
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| Two
French trade cards picturing scenes from Florian's fable
, This card is printed by Vieillemard et ses Fils, Rue de la Glaciere 16, Paris. It's one of a series of at least 68 cards, of which ten present fables of Florian. It advertises Chocolat Guerin Boutron on the front and has a verse on the back. Size approx. 7 x 11 cm (2 3/4" x 4 1/4"). |
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The second card advertises Chicorée Boulangère Paguetage Croissant on the picture side and a consistent advertising text on the back. The card is printed by A. Billon, Paris, and measures approx. 6.5 x 10 cm (2 1/2" x 4"). The title of the fable is written across the golden border, above the last four lines of Florian's fable verse. |
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" Plaisir d'amour ne dure qu'un moment très
court |
The monkey displaying the magic lantern
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Is
there anyone these days who knows that the author of the chanson "Plaisir d'amour",
the song that became widely known all over the world, was none other
than the French fable poet Florian? |
Gentlemen writers,
when your prose and poems
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More about this monkey...... |
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